jeudi 22 mai 2008

Réponse à un coup de gueule au sujet de la mode

J'en ai marre de la mode!! Donc c'est mon coup de gueule du jour.

La grande "mode" pourtant en ce moment c'est de dire que chaque personne doit être individuelle, qu'il faut pas être un mouton et tout ça.

Et pourtant!!!
J'ai passé une heure dans un magasin (vetements et chaussures) et ça m'a soulé grave.

Pour les vêtements si t'es pas taillée (je parle que pour les filles, j'en sais rien pour les mecs) exactement comme un mannequin, c'est des trucs qui vont te boudiner, ou bien te faire sentir que t'es pas dans les "normes de poids" alors que très sincèrement je m'estime pas obèse quoi !!
Et à côté de ça on va dire bouh c'est pas bien l'anorexie alors que on l'encourage au quotidien avec ce genre de trucs.

J'en ai marre aussi tout simplement de m'habiller que dans des trucs de "vieilles" (je vous jure le seul rayon qui m'a "plu" était peuplé de mamies de 70 ans), simplement parce que la mode se limite à deux types de vêtements que je n'aime pas.

Et pour les chaussures c'est pareil j'aime ni les chaussures pointues (avec talon aiguille et tout) ni les trucs qui recouvrent juste les doigts de pieds...
Et ben conclusion j'ai pas trouvé de chaussures qui me plaisaient et qui ne faisaient pas partie de ces deux catégories.

Enfin voilà ça m'a soulé grave. Et je trouve ça pas juste que les trucs pas à la mode ne soient présents que dans les magasins spécialisés version hyper chères bien sûr !
Lien vers le coup de gueule.

Il y en a qui ne voit pas la mode évoluer tout simplement parce que ça ne les intéresse pas. Ils n'ont pas d'yeux pour ça. La plus part, pourtant, sont bien conscient de son évolution. Je me rappel un ami à 18 ans me dire qu'il a été à un concert de Tryo et qu'en attendant dans un couloir il a vu un gars avec un pantalon moche, horrible, il se demandait comment on pouvait porter une chose aussi laide. Le comble c'est quand il s'est rendu compte que ce gars là chantait sur la scène avec les autres. (Sorry Guizmo, ton froque il est moche c'est pas moi qui le dit).

Au fond... beau, moche, tout est une question de nuance. Autrefois fois il y avait un fil conducteur entre ce qui est dépassé, ce qui est actuel, et ce qui devient à la mode. Aujourd'hui on a beaucoup de styles différents pour tous les genres. Je parle de genres sexuels. Fille en pantalon, androgyne ou non. Chez les garçons ça avance aussi. Remerciez les homos qui ont eu les couilles de porter ça avant vous. Pas vrai?

Encore que la question du poids reste le grand sujet polémique actuel. Gros, mince, maigre, obèse? Être obèse c'est l'extrême de gros? Et maigre d'être mince? Est-ce beau ou moche d'être mince ou gros? Après tout, du moment qu'on se sent bien dans son corps, dans son alimentation, dans ses habits et tant qu'on est en bonne santé, quelle importance que ça ne plaise pas à tout le monde? J'ai rencontré beaucoup de mecs qui aiment bien la grosseur chez les filles. J'ai rencontré très peu de filles qui aiment la minceur chez les garçons. Il parait que les garçons c'est comme le café: on l'aime bon, fort et chaud. Le cliché classique qu'un homme doit être fort. Si il a le poids d'une femme on le critiquera jusqu'à ce qu'à la fin il finisse par se dire "je me sens mal dans ma peau!": prochaine étape, le suicide. J'exagère. Les coups et les douleurs ça ne se discute pas comme disent certains. Et ils ont raison car bon nombres d'enfants à l'école se font luncher pour une "physique qui déplaît" (comme disent les mêmes). D'autres en sont morts assassinés.

Pour un gros, quelqu'un de mince est maigre, quelqu'un de normal est en fait quelqu'un qu'un maigre jugerait "corpulent". Le juste milieu c'est d'être Mr et Miss Smith? Ou bien on peut simplement se dire qu'il est possible de profiter de son corps tel qu'il est. Toute fois il ne faut pas en être fanatique: changer son corps pour mieux se sentir dedans n'est pas "mal" (ni "bon"): changer son corps c'est comme travailler son style, on veut se plaire à soi-même et donner ce qu'on juge être la bonne image de soi. Qu'y-a-t-il de mal à se faire enlever les verrues sur la tronche (peu déterminantes à la personnalité)?

J'ai lu une fois qu'être anti-mode c'est une manière de se démarquer mais on fait partie quand même d'une autre mode. Certes les gens vont trouver ça moche (aucune importance) mais finalement le but recherché n'est pas atteint: on finit toujours par appartenir à un style particulier. Celui qui s'habille tous les jours de la même manière doit se sentir mal en me lisant, il va croire que je le prends pour un con. Pas du tout, je pense seulement qu'il fait en sorte de toujours avoir l'air le même (ce qui ne veut pas dire qu'au fond de lui il évolue et change).

Un ami m'a dit un jour qu'il a un livre écrit par un sage indien qui dit qu'avoir des vêtements c'est une manière de créer un certain fantasme autour du sexe. Il m'a cité l'exemple des musulmans un peu intégristes entourés seulement par des filles dont on ne voit que les yeux. Dés qu'ils voient un bras ou quelque chose dépasser, ça y'est! Ils fantasment parce que ça leur parait surprenant. On regarde quelque chose avec étonnement parce que l'on est pas habitués à voir cette chose. Si cette chose devient commune alors il n'y a plus d'étonnement. C'est vrai ce qu'à raconter mon ami, si on vivait nus comme des animaux on aurait beaucoup de choses à y gagner... Et beaucoup à perdre aussi: on est fait pour vivre en société et l'habit fait partie des premiers droits que l'on acquiert: le droit à la pudeur. Par ailleurs si une fille a envie qu'on la regarde? La "féminité" c'est ce petit chose que l'on exerce dans sa vie social de manière à... à quoi dites-moi? Se plaire? Plaire à autrui? Se plaire en plaisant à autrui? Ou bien plaire à autrui en se plaisant parce que l'on se sent bien dans sa peau et que ça se voit? Quelle importance: tout le monde a droit à la féminité, on ne fait rien de mal. Si une femme avec une jupe courte s'est faite violée c'est pas parce qu'elle avait une jupe courte, c'est parce qu'un idiot n'a pas su se tenir. Autre droit que l'on acquiert dans la vie en société: choisir rationnellement si on veut ou non avoir des rapports. "Ma raison me dit que ce sera pas avec cette personne que je ferai ma vie: j'aime pas sa manière de faire telle ou telle chose". Bien sûr ce que l'on gagne d'un côté on le perd de l'autre: on perd la liberté d'avoir des rapports avec qui on veut avec ou sans consentement, etc...

Ceux et celles qui s'habillent "normalement" sont "normaux" c'est à dire "dans la norme, la normale des choses". Norme ou dicta? Lorsque c'est un choix c'est une convention générale établie par les gens que l'on décide de suivre pour plus de fluidité. Lorsque c'est une obligation -un homme ne doit pas porter de jupe, par exemple- c'est un dicta. Celui qui refuse le dicta c'est celui qui veut montrer aux gens que ça existe et que ça pourrait être "normal". Ainsi il est pionnier dans son domaine et fait évoluer les idées. Messieurs, combien d'entre-vous veulent bien porter demain une jupe? http://asso.i-hej.com/ Mon exemple n'est pas si bidon qu'il en avait l'air au départ. Bêeeeeeh!

Pour conclure sur le rapport beau-moche que nous avons avec nos fringues j'aimerais dire qu'au fond si on trouve quelque chose beau c'est qu'on l'a apprit ainsi d'une manière ou d'une autre. En voyant les autres s'habiller comme ça, ce que ça donne, le sentiment que ça éveille en soi... et ainsi le goût se forme à partir de choses complètement dénuées de sens: un ensemble de tissus de couleurs diverses (parfois sans couleur) contre le corps que l'on appel "vêtement".

Se plaire à soi-même c'est l'essentiel! (Ça veut dire qu'on a choisis des choses en accord avec ses goûts personnels.)

mercredi 21 mai 2008

Une partie de moi abandonnée (MàJ le 28/10/2008)

À quoi bon? Demain c'est pareil qu'aujourd'hui mais toujours pire: le temps avance... ou bien comme un ami disait: le temps ne change pas mais nous nous passons. Peu importe le temps, j'ai appris avec l'expérience qu'il n'est jamais trop tard pour s'épanouir dans la vie même "Si on aurait aimé que" car après tout: "Avec des "Si" on refait le monde" comme dit ma copine. Aujourd'hui ça y'est, je suis "CC" pour mes amis, une inconnue pour ceux qui ne me connaissent pas et un travlo pour ces derniers qui croient savoir qui je suis d'un seul coup d'œil. La vie semble être toute tracée lorsqu'on écoute ce que les autres disent mais en réalité: c'est l'ensemble de toutes les vies humaines qui semble le plus être "toute tracée". On ne sait jamais ce qu'une personne peut devenir car il y aura toujours une part d'elle qui nous étonnera toujours, tandis que dans la stupidité humaine, ce qu'on appelle "la société", cette part tend à être minime voir inexistante.

Mais voilà. Aujourd'hui je suis pour la société "une transsexuelle opérée qui a réussi son real-life teste". Tout ces termes me heurtent. Je crois encore pouvoir échapper au système mais je me rends compte également que nul ne peut véritablement en échapper. Pour peu qu'on ai un soupçon d'humanité, on se dit que l'on abandonnera pas les siens. Et pour peu qu'on soit rationnel: au fond, on fait un court passage sur cette terre pour permettre à l'humanité de progresser. Mais dans ce cas je suis un des seuls à penser ça car la plus part des gens ont l'air de bien se plaire dans ce système proche de la jungle. Mon meilleur ami est un faux aux yeux de la société dont il trahi les normes sans que celle-ci se rende compte: il joue à être quelqu'un de normal, dirait-on. Tandis que ma copine s'ouvre doucement l'esprit.

Je me suis faite opérée dans le but de pouvoir, psychologiquement, soutenir que je suis une femme à même titre que les autres. Et pourtant je n'en suis pas vraiment une: je place systématiquement mon statut d'être humain (quelque soit le genre ou la couleur) avant mon genre social. Me voilà castré avec la sécurité d'avoir quelque part des gamètes qui pourraient me servir à la procréation. Alors qu'au fond cet endroit n'est rien d'autre d'un nœud dans la toile sociale qui fera tout -malgré elle (oui, quelque fois)- pour me discrédité par mon statut d'"anormal" de la société.

Ma seule force réside dans la compréhension de ma personne et de mon existence ainsi que la capacité à comprendre ce qui m'entoure et qui leurs échappent. Je ne crois pas aux dons mais je constate sans me faire d'idée absolue que je suis la seule à réellement ouvrir (et à avoir ouvert) mon réseau de compréhension de manière aussi étendue.

Voilà pourquoi je pleurs... Ce que j'appelle mon "intégrité" psychique et morale est doublement atteinte. Non seulement je viens de me faire castrer à ma demande mais en plus j'ai soumis ce que j'appelle mon "humanité", la partie "humaine" de mon être à un dogme social très répandu. Et lorsque j'ai réalisé ma bêtise, j'ai pleuré. Mon seul réconfort c'est d'avoir obtenu en échange quelque chose qui me sert ludiquement. J'ai échangé un objet moral contre un objet ludique. Dans ce genre de cas on ne peut faire qu'une seule chose: se réjouir d'être encore en vie et qu'il n'y ai pas eu de "dégâts latéraux". J'en sortirai grandie plus que jamais.

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Mise à jour le 28/10/2008

Malgré tout je ne peux pas non-plus tout jeter comme si je n'avais rien gagné. Je n'ai pas fait tout ça uniquement pour une question "ludique". C'est surtout beaucoup plus pudique et confortable psychologiquement d'avoir le sexe féminin.

mardi 20 mai 2008

ULB Erasme tu portes très mal ton nom! (brouillon)

Chère ULB,


Je n'ai que mes mots et mes larmes pour exprimer mes regrets. J'aimerais te raconter une histoire qui, je l'espère, ne te laissera pas indifférente. Peut-être as-tu oubliés le sens de tes trois lettres.

J'ai quitté un jour mon village pour venir ici à Bruxelles où je pensais vraiment pouvoir me libérer de toutes les normes que la société m'avait imposées jusque là. L'Université Libre m'avait vraiment éblouie dans ses idées, ses idéaux, ses jolis mots, sa présentation... Je te cite: "Nous "ULB" nous avons lutté pour des DROITS, pour l'HUMANITÉ, pour que chacun soit LIBRE d'exprimer ses idées..." L'ULB descend dans la rue, l'ULB s'oppose au gouvernement tantôt machiste, tantôt raciste... Et quel gouvernement? Celui qui dit qu'un être humain qui a changé de sexe ne peut pas avoir d'enfant de son sang? La belle ULB et son merveilleux hôpital nous laisse tomber, suivant le dicta gouvernemental.

Toutes ces années parcourues à essayer de comprendre qui je suis, trouver une échappatoire dans la vie, pouvoir m'épanouir sans crainte. L'ULB m'a offert un point de contacte avec des gens ouverts d'esprit. L'ULB m'a offert un logement quand j'en cherchais un. Vous avez même essayé de m'aider financièrement pour que je puisse un jour être "une fille" sexuellement aussi. J'en ai pleuré tellement longtemps, je pensais que jamais je serai une fille, que ma vie est terminée sans même avoir commencé.

Et là encore je vois que la vie nous réserve parfois bien des surprises. Moi qui était une moins-que-rien depuis toujours, j'avais enfin le droit d'être et de vivre comme je le ressentais. J'étais devenue un être humain pensant. Le problème de mes papiers d'identités n'était pas un problème en soit: je savais qui j'étais et ça c'est ma plus grande force. Ma vie ne sera jamais guidée par des "papiers".

Aujourd'hui je suis homosexuelle ou hétérosexuelle c'est comme vous préférez. Je vis avec une femme née femme alors que moi-même je suis une femme. Je suis fière d'être qui je suis et d'avoir su éviter les obstacles que cette société dans laquelle je vis avait dressés contre moi. Alors que personne n'aurait cru que j'y arriverais, j'y suis arrivé, grandie plus que jamais par l'expérience que la vie m'a offerte.

C'est maintenant que je regarde l'espèce humaine d'un autre oeil. Je vois l'esperanto, je vois les projets libres, mondiaux, humains... Et à côté de ça je vois les tâches telles que le racisme sous toute ses formes comme chez toi. ULB, je te le demande, savais-tu que dans ton hôpital il faut être une "personne normale" pour avoir droit à la fécondation? Au gouvernement on a peur que les lapins mal-formés se reproduisent et fassent des mélanges avec ceux qui sont beaux, ceux qui sont vrais... Ceux qu'on appelle les "braves gens".

Pour moi il est important pour tout être humain d'avoir la possibilité d'avoir des enfants si il le souhaite. Quelque soit sa couleur, son sexe, son genre ou bien la nation à laquelle on "croit" appartenir. Nous sommes tous des êtres humains mais apparemment tu as oublié. Tu obéis fidèlement au gouvernement qui essaye de nous faire croire que changer de sexe est une tare, une maladie génétique.

Que vas-tu faire pour moi aujourd'hui? Jusqu'où étais-tu prête à t'engager depuis le jour où je t'ai demandé ton aide?

ULB Erasme porte très mal son nom!


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