Un moment de mélancolie
Toujours cette foutue année 2007. 2006 s'était si mal terminé et là encore le peu que j'avais je l'ai gâché. Hier soir je n'ai pas osé sauvegarder ce que j'avais écrit mais maintenant je crois qu'il est temps d'en parler, il faut que cette mélancolie profonde sorte de l'ombre et je ne sais pas encore comment.
Je m'étais dit que je n'avais jamais vu d'aussi beaux cheveux et si doux à caresser que les miens. Ce que j'ai acquis c'est ce que j'aimerais qui soit apparent dans mon âme, ainsi la douceur et la beauté ne sont jamais que des reflets émanent du fond. Mais ça n'a pas toujours été comme ça. Comment osais-je dire ça? J'ai l'impression de m'être tellement éloignée de mon idéal d'autrefois, j'ai honte. Il m'est parfois arrivé de rencontrer des gens avec qui j'ai eu une certaine relation amicale et finalement je leur ai fait plus de mal que de bien. J'ai tellement honte que parfois je n'oserais plus leur reparler de peur de faire souffrir leur esprit et les anéantir moralement. Et pourtant quand j'aime ou non quelqu'un c'est que j'aime sa personne pour le fond de son âme. On ne peut pas être d'accord sur tout et c'est bien ça la richesse humaine, mais jamais j'aurais voulu faire du tort et j'ai toujours modéré mes mots de manière à placer le bien être de l'autre avant toute chose. Quelque fois on ne peut pas, et ce quelque soit nos efforts...
Ce soir j'ai rêvé. J'ai vu une grande solitude et de sentiments d'une personne livrée à elle-même. Elle devait se débrouiller à peu près seule mais quelque fois elle avait des opportunités grâce à des gens. Finalement au fond il y avait ce désir ardent de rencontrer du monde. On aurait pu le caractérisé par cette phrase que j'ai écrite hier: "au fond il n'y a rien de plus agréable que d'être à plusieurs à vivre cette vie". Cette personne voyait quelque fois autour d'elle des gens qui sont ensembles et unis par quelque chose qu'elle aurait aimé retrouvé. Je me rappelle l'avoir vue devant un ordinateur de fortune, se rendant compte que cet objet pourrait lui servir à rencontrer des amis.
Que ma pensée ne se fatigue plus, c'est moi que j'ai vue. Je semblais être une orpheline et mes sentiments les plus profonds surgissaient comme si ça avait toujours été là alors que, contrairement à d'autres, j'ai un nom, une famille et une enfance. Du moins il en fut le cas pour l'ancien moi, le "il"... Le nouveau moi, "elle", semble être encore un peu perdue. L'amour que lui porte sa famille n'a pour seul lien que quelqu'un que je dénommerai "il". C'est un fantôme au milieu du cœur familiale que "elle" redoute car il met en conflit sa propre existence et celle du fantôme alors: qui est le fantôme des deux? Depuis le temps que mon cœur et mon esprit ce sont consolidés au fond d'eux, ils ont pu cerner cet ardent désir de matérialiser ma personne intérieure qui semblait fausse aux yeux de ceux qui ont été élues par Dieu pour être ma famille. Alors, au fond de cette amertume, cette forme de rejet qui me montre et fait naître au fond de moi cette tristesse intense de venir de nulle-part, mon esprit et mon cœur se décida à changer de nom de famille. Non-pas que je veuille ne rien à voir apparenté à ma famille de sang mais simplement pour être une sœur hors du temps, je veux dire, extérieure à la famille direct. Un peu comme une sœur que l'on aurait retrouvée 20 ans après sa naissance. C'est pourquoi au fond de moi j'ai trouvé l'excuse vraie – mais qui cachait mon mal-être – de dire à mes parents que je veux pas que l'on puisse me reconnaître en entendant mon nom de famille car autrefois c'était par ce nom de famille que j'étais le plus connu. Pour un enfant, être prénommé par son nom de famille par tous ses camarades et amis de classe c'est être rejeté de la plus part d'entre eux et être la honte de ses frères et sœurs. Voilà pourquoi, sans vouloir m'éloigner de ma famille que j'aime tant malgré les difficultés lors de la rencontre "elle"-parents ou "elle"-frères, j'ai voulu adopté le nom de famille de ma grand mère maternelle. Elle l'a perdu lors de son mariage afin de prendre – et là c'est l'époque qui l'a voulu – le nom de famille de son mari (celui-ci que je n'ai vu peut-être que trois ou quatre fois dans ma vie). Ainsi ma mère prenait le nom de mon grand père, mes frères ceux de mon père et enfin moi, arrivée plus tard, je prendrais le nom de ma grand mère qui me semblait si proche. C'était la seule à m'avoir entendue chanter même si la honte envahissait encore mon esprit. C'était celle à qui je voulais le plus ressembler, mon idéal, et ma mère lui ressemblait beaucoup. J'écris ces lignes les larmes aux yeux sans savoir si un jour elles seront comprises. J'aurais aimé porter le nom de famille de mes parents si j'avais eu la chance de les connaître dés ma naissance à moi, "elle". Mais je ressemble plus à cette enfant livré à lui-même que l'on a eu après les autres. Mon enfance fût ressentie en deux temps comme si quelque part je suis orpheline.
Le rêve de cette nuit montre tellement bien cette pensée. À mes 18-19 ans j'étais si seule au fond de moi que l'on pouvait penser que mon existence venait à peine de commencer. Je cherchais par l'intermédiaire de l'ordinateur à connaître des gens pour les côtoyer et me lier d'amitié. Une des amitiés que j'ai eue fut si forte qu'elle était comme une sœur dans mon cœur. Mais c'est aussi grâce à elle que j'ai compris que cette fois il n'y aura personne pour me protéger comme mes frères et mes parents l'avait toujours fait. Mon père a refusé de connaître cette personne qui m'était si chère. Quant à ma mère il s'en est suivit que des questions inquiètes fondées sur la peur. De plus mes parents ne voulaient pas que je parle de moi "elle" à mes frères, ce qui créa une atmosphère de mal-être, de mensonge et d'incompréhension. Ma peur fût si grande que mes yeux hagards dans la voiture de mon père m'expliquant qu'il avait tout expliquer à mes frères regardaient le paysage pensivement, celui-ci bordé d'arbres que je ne voyais plus.
Quand je me suis réveillé ce matin une image me vint à l'esprit. Une de mes tantes racontait son expérience dans une maison d'enfants du juge de la jeunesse. Elle m'expliquait que les enfants qui étaient là étaient des enfants retirés de leurs parents et placé là parce qu'il n'y avait pas encore de famille pour les accueillir. Elle était dégouttée par ce qui s'y passait et n'y allait plus. Le personnel se moquait du parent qui venait voir l'enfant devant l'enfant lui-même. Qu'y-a-t-il de plus mauvais qu'une personne ignoble se moquer des proches des enfants, ignorant le regard de l'enfant concerné ou plutôt... profitant de son innocence. Ces mêmes gens se servaient des fonds octroyés par des aides pour acheter de nouveaux vêtements à leurs enfants et donner leurs vieux vêtements aux petits orphelins, livrés à eux-mêmes. Au fond de moi cette tristesse et cette rancœur s'enflammait alors que mon esprit voulait me convaincre que le personnel n'était que des adolescents ingrats victimes eux-même de quelque chose qui leur échappe.
"Baissez vos armes. Séchez vos larmes. Pour un jour de paix c'est maintenant": les mots simples d'une chanson me reviennent en tête car je ne peux m'empêcher à penser à celle qui m'a fait découvrir cette chanson. Elle m'a ouvert l'esprit... je ne peux pas traduire comment mais il s'est passé quelque chose qui a pu faire aimer mon cœur encore fragilisé par le poids des maux d'un amour passé. Plus je la découvrait et qu'elle me parlait d'elle et plus je voyais et comprenais des choses en moi mais surtout j'étais émue par son récit. Je voyais la personne que j'avais à côté de moi autrement... Quelque part ça me faisait peur, j'ai honte à le dire mais... J'ai cru qu'elle avait un déficit intellectuel ou quelque chose comme ça. C'est absurde! L'intelligence n'existe pas sinon elle crée des différences entre les êtres humains! En réalité elle est ce que j'ai égaré dans mon âme au fur et à mesure des années, quelque chose qui ne peut se décrire avec de simples mots comme "innocence" car c'est bien plus que ça. Elle est "vraie", ce qu'elle dit n'est que pensées pures sans qu'on y ai retravaillé le sens pour y mettre de la forme. Il parait que la vérité sort de la bouche des enfants, c'est vrai et elle en est l'exception.
Mon Dieu. Parmi les personnes que je dis regarder avec honte tellement je m'en veux de leur avoir fait du mal inconsciemment, elle elle est plus que tout ma douleur à mes sentiments. Comment ai-je pu me laisser emporter d'amour sans m'assurer que je n'aurais pas pu la blesser. Je souffre encore d'un ancien amour qui s'est mal terminé et elle elle en a subit mon mal. Je n'ai jamais pu comprendre celui avec qui je pensais faire ma vie et à présent je me rends compte qu'il m'a (même sans le vouloir) donné son mal. Ma copine me disait que si je la quittais elle ne pourrait plus jamais aimer personne et qu'il n'y aurait plus que du sexe entre elle et toute personne qui pourrait l'attirer. Elle avait compris ce que j'avais refusé d'admettre. Aujourd'hui je souffre de ce mal et je l'ai transmis à cette fille étonnante que j'avais rencontrée.
J'ai cru un certain temps qu'il m'était impossible d'aimer à cause de mes problèmes d'identité. À présent je sais que la personne que je suis maintenant, celle qui a vécu tout ce que j'ai vécu, ne pourra jamais aimer quelqu'un sans lui faire du mal. Je ne suis pas faite pour aimer, seulement pour être aimer. Et si un jour je découvre le repos à ma douleur ce sera certainement lorsque j'aurais dépassé mes attentes de mon amour perdu d'antan avec celle avec qui je serai. C'est arrivé une fois avec cette fille étonnante qui aurait peut-être pu m'emmener loin mais c'est une histoire qui est tombée très vite à l'eau. Je dois avoir foi en l'avenir. Je suis certaine que les choses s'arrangeront.
Une histoire
Elle aimait son Dieu mais ne le vénéra jamais car pour elle vénérer est une forme extrême d'amour proche de la haine. Alors soudain Dieu fît naître trois grandes musiques du néant. La première fût joyeuse et belle à son commencement et dans son ensemble mais elle décrocha un moment donné et lorsque l'on se rendit compte que sa mélodie manquait ils s'arrêtèrent tous et se fût la fin de la première grande musique. La seconde eue du mal à se lancer car la plus part étaient encore habitués par le mouvement de la première alors que certains essayaient en vain de s'accorder à l'ancienne mélodie renouvelée qu'elle avait inventée. Lorsque la discordance fût plus importante Dieu leva la main et tous s'arrêtèrent et la regardèrent jouer seule malgré la main levée de Dieu. Elle ouvra les yeux quelques instants après remarquant seulement que plus personne ne jouait avec elle. Alors elle s'arrêta et regarda Dieu. De ses yeux émanaient une lumière brillante et étincelante comme si le feu sacré émanait directement de son être mais où l'on vit une larme tomber. C'est alors que les autres comprirent enfin qu'il ne fallait pas changer de mélodie pour s'accorder, ni rompre le lien qui les unies toutes, le secret de l'harmonie était dans le tempo de la musique et qu'il fallait à peu près ralentir et s'accélérer conformément à la volonté de Dieu car c'est ainsi qu'elle pu trouver sa voie dans son cœur et que ses yeux furent si brillants. La troisième mélodie s'accorda donc sur le tempo et commença doucement ou tous les instruments, les uns après les autres, jouèrent leur morceau afin de créer la musique où tous jouèrent. Bien que cette musique est celle qui fût la plus proche de la perfection, elle ne fût pas pour autant épargnée par un commencement dans une tristesse profonde et un espoir à peine audible mais d'où émergerait une musique dont la grandeur, la joie et la beauté n'auraient aucune égale. La pensée de Dieu se matérialisa alors et elle comprit qu'elle devait croire en son espoir car il était le seul qui pouvait créer la grande musique qui s'en suivit. Chacun devait s'accorder et elle sait que ça pouvait prendre du temps alors elle cru en lui car il ne pouvait être qu'un signe d'un futur merveilleux.
Ainsi est écrite mon histoire. Toutes les bonnes choses que j'ai vécues, mes sentiments pour mes proches, les belles choses qui se sont passées... Mon texte "Un monde dans un bol de soupe" me rappellent tout ça et me prouve que je viens bien de quelque part même si tout n'est pas bon à retenir. Je ne pourrai jamais oublier mon passé car c'est lui qui a fait de moi qui je suis: lorsque nous commencèrent la première grande musique et qu'un moment donné je m'arrêtai de jouer puis qu'ils continuèrent sans moi. Quand nous recommençâmes à jouer (lors de la deuxième grande musique) je continuai ma mélodie d'antan et rédigeai les nouveaux morceaux alors la plus part n'était pas d'accord avec ma décision et chacun voulu accorder les notes comme il voulait. Mais je n'étais pas là et donc j'ignore ce à quoi devait ressembler leur musique et même ayant prit conscience par après de celle-ci, je ne voulais pas perdre mon ancienne mélodie pour m'adapter à une nouvelle dont je n'ai pas participé complètement à sa création. Je me souviens de bonnes choses dans mon passé et je tiens à les garder et ce même si – sans en avoir réellement eu l'ambition – on a voulu faire de moi quelqu'un que je ne suis pas. Personne ne s'est rendu compte à part Dieu que je ne suivais pas leur musique. Alors bien évidemment quand ma mélodie reprit j'étais fort différente de ce que eux imaginaient même si au fond je suis restée plus ou moins la même et que j'ai évolué autrement. Mais c'est bien ce qui me fit perdre... J'étais tellement amoureuse de la voie que j'avais prise que je dû abandonner ceux qui m'étaient cher et prier pour qu'ils me reviennent. La tristesse de la solitude finit par me rejoindre et se fût la fin de la deuxième mélodie. À présent la troisième mélodie commence sur une lueur d'espoir tel une personne à la destinée liée au sort du monde. Si elle échoue je disparais et il n'y a plus de musique. Il me faut donc y croire et persévérer même quand l'espoir s'en est allé. Et petit à petit tous s'accorderont et la grande musique entrera dans son apogée... peut-être... J'espère, un jour!
Que pourrais-je aimer encore plus que de goûter la soupe délicieuse de maman sur mes lèvres? Un sandwich au fromage, au salami, du beurre frais presque dur mais si goûteux mélangé à la soupe qui coule dans ma bouche. Qu'y-a-t-il de plus beau encore que la douce lumière jaunies par les murs un soir d'hiver près de Noël quand le sapin, dans la pièce à côté, nous rappelle les bons moments à vécus et encore à venir. La salive me monte à la bouche alors que je ne bois qu'une simple soupe au potiron, seule, dans mon appartement blanc et vide et pourtant tant de joie envahit mon cœur. Noël approche et même si l'idée qu'un bonhomme descende de la cheminée pour apporter des cadeaux ne m'a pas passé par la tête, je crois que j'aime et je chéris ce moment comme une délicieuse part de tarte fruitée aux abricots comme je les aime tant. Depuis mon enfance le mot tarte me fait directement penser à "abricots", fruit dont je n'ai sûrement connu l'existence que bien après avoir goûté la tarte, mais ça n'empêche pas sa délicieuse teneur en fraîcheur et en saveur exciter mes papilles gustative. Quel est le plus agréable moment d'une matinée d'hiver alors? Simplement la douceur de la chaleur de mon bol de lait chocolaté qui ne demande qu'à réchauffer mon gosier encore froissé par la froideur du lit du matin. Rien n'est plus cher pour moi qu'un petit déjeuné sacré par un bol de "cacao" comme on disait à l'époque. Une véritable odeur de matinée enrichie par la chaleur de ses parents et ses frères et sœurs à côté de soi. Une matinée riche qui s'annonce, le ciel dégage sa lumière et envahit petit à petit la maison comme si les ombres eurent été chassée par une force invisible. Le matin d'un hiver est si doux que l'en oublie la nuit. Telle une étoile qui persiste parmi d'autres. La chaleur des draps qui nous appellent semble être un espoir au milieu de ce froid grandissant. Un nid bien à soi, un jardin secret où personne ne peut nous voir, ... Une vie derrière soi nous fait vivre les instants présents comme des bons moments qui nous font sentir la nostalgie de la douceur et la chaleur du passé. Au fond il n'y a rien de plus agréable que d'être à plusieurs à vivre cette vie.

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