mercredi 10 décembre 2008

Le sexe de Bouddha

J'avais entendu dire que le bouddhisme serait sexiste. Je ne sais pas pour quel raison, mais que ce soit dans les médias ou sur le Net, on trouve très peu de bouddhistes féminins. Jusqu'à ce que je recherche la réponse à ma question, j'étais dans un doute profond. Très honnêtement je pensais pas qu'il puisse exister une forme de machisme dans ce qui m'a apparu être une grande forme de sagesse... mais sait-on jamais, sur ce coup ci, j'aurais été bien déçue. Qui sait?

Ni l'un, ni l'autre, cette équilibre profond est malgré tout complètement préservé: il n'y a d'existence sexuelle que pour les êtres qui en subissent l'éducation... excepté celle du corps, mais si le monde physique résulte de l'esprit: quelle existence sexuelle de corps existe-il vraiment? Étant née homme, devenue femme, déçue des deux par chacune des prisons. Je sais pertinemment bien que le genre nous pourri la vie.

L'expérience m'a aussi apprit qu'il n'y a qu'une seule fin au bonheur amoureux: le malheur existentielle. Sur ce coup ci, "Bouddha" avait raison.

lundi 27 octobre 2008

Bouddha


Je ne crois pas en grand chose: Dieu, Allah, Jésus, Mohammed, Bouddha...? À quoi bon? Chacun a ses raisons et sa raison personnelle, c'est bien ce qui fait notre richesse: la diversité de l'esprit. J'avoue personnellement que le bouddhisme m'a semblé être la philosophie la plus proche de ma pensée: je cherche à tout comprendre, à m'ouvrir à tout, à accorder toutes les hypothèses dans leurs proportions mathématiques existantes. Tout est possible.

Par ailleurs, j'ai appris récemment que je suis quelque part égocentrique car je pense qu'on est avant tout sûr de sa propre existence et qu'on ne peut croire qu'en soi-même intérieurement et pas ce que l'on a appris; d'un autre côté j'ai le sentiment d'être allocentrique parce que je me soucie très fort du bonheur des autres, et qu'il est important pour moi de conserver chacune de mes rencontres intacte, telle que la personne est, excepté que la personne pourrait faire sa propre évolution par ma connaissance (je n'aspire pas à être solitaire).

Je crois en l'unité du monde, de l'univers, pour moi nous formons tous Un: celui qui Est. Ma pensée va au-delà de la simple inter-connexion des individus entre-eux... Nos esprits tous ensembles forment l'humanité et je pense qu'ils créent également le monde qui nous entoure dans son intégralité car c'est par l'esprit que l'on est conscient d'exister.

Voilà deux raisons pour lesquelles la philosophie bouddhiste m'a interpelée. Et deux citations qui m'ont démontré sa proximité spirituelle de moi:

Citations de Bouddha:
Croyez en rien, peu importe où vous l'avez lu, ou qui vous l'a dit, peu importe si je l'ai dit, sauf si c'est en accord avec votre propre raison et votre bon sens.

Celui qui vit l'expérience de l'unité de la vie voit Lui-Même en tous les êtres, et tous les êtres en Lui-Même, et regarde tout avec un œil impartial.

(Citations traduites par mes soins. Et leur traduction par Google.)

Un peu comme Descartes, je renie tout ce qu'on m'a apprit pour en faire ma propre expérience qui sera toujours des théories réfutables.
D'un autre côté je veux atteindre le plus proche possible la pensée que j'appelle Ouverte. Celle qui voit et comprend tout le monde. Une perpétuelle évolution: l'Ouverture d'Esprit ne s'atteint jamais sinon elle n'existe plus.

mercredi 22 octobre 2008

Égoïsme

Je me suis encore égarée. J'ai vraiment cru que les êtres humains font ce qu'il y a de mieux à faire pour vivre en harmonie et pouvoir profiter pleinement de la vie. En fait je me suis trompée. J'ai aperçu que l'herbe était plus verte ailleurs alors j'ai osé m'aventurer quelque part d'autre et ça y'est! J'en ai la certitude: vu d'ici, tout le monde s'est trompé.

Je n'aime pas cette société où l'on pratique un darwinisme social très pervers à mes yeux. On se dit "aimer l'autre" et en même temps on est jaloux de lui. On lui donne des interdits pour mieux posséder son amour. Laisseriez-vous votre partenaire avoir du plaisir ailleurs? Certainement pas! Ça réveille en vous ce que j'appelle une jalousie primaire, c'est à dire une jalousie animale, bête et dénudée de raison. Je pensais pertinemment que l'amour est égoïste mais que "je" suis dans l'erreur parce que "tout le monde" est d'accord d'aimer d'une même et mauvaise manière. En tant qu'être humain on aurait pu appliquer notre intelligence à dépasser notre condition animale et ainsi dépasser cette jalousie primaire qui nait en nous quand on voit de l'affection et de la tendresse ailleurs! Au lieu de ça nous l'avons utilisé pour nous enfoncer encore plus dans un carcan solide d'imperméabilité amoureuse. Comme si le monde pouvait s'écrouler sans que le couple ne s'en préoccupe. Aimez-vous votre planète? Aimez-vous les ice-bergs qui fondent pendant que nous continuons nos habitudes de vie pour ne pas perturber le bon fonctionnement de la société? C'est pourquoi j'aimerais crier haut et fort que "le couple traditionnel", celui qui applique des règles d'appartenance sur son conjoint (souvent sans s'en rendre compte, peu importe les sexes), est une notion dépassée et loin du véritable amour. Hé oui! Un gros pavé dans la marre diront certains. Et qu'est-ce que j'en sais moi du véritable amour, je ne suis qu'un être humain comme tout le monde! Pour ceux qui croient encore en un Dieu, je dirais que le "véritable amour" c'est celui que Lui porte à tout ses enfants car jamais de son amour ne naitra la haine. Pouvez-vous faire ça?

N'est-ce pas égoïste d'avoir quelqu'un pour soi seul? Je n'ai pas envie que ma chérie se prive d'un grand bonheur dont elle pourrait faire la rencontre n'importe quand uniquement parce qu'elle est avec moi. "Être-avec-quelqu'un" n'a pas de sens si on ne peut pas "être-seul" pour commencer. Quant à la sexualité je pensais l'être humain plus imaginatif. Un couple idéalement traditionnel ne connait que la pénétration et sous une seule et unique forme: un bien maigre cadeau de la nature. Comme si son manque d'imagination sur la sexualité ne suffisait pas, il a cette manie de vouloir faire des enfants dans les moments les plus inopportuns de la vie: quand on est fauché et/ou qu'il y a des tensions dans le couple. Pourquoi cet égoïsme? Pensez à l'enfant! Il n'a pas besoin de grandes choses pour être heureux: être tenu à l'écart de vos disputes, ne pas être prit à parti dans un tribunal où les deux parents se disputent la garde, ... Vous répétez inlassablement les bêtises de vos parents.

Dans une société capitaliste, le premier défaut de la population mondiale est l'égoïsme. On ne pense qu'à soit pour tout: Mon matériel, Ma maison, Mon conjoint, Mes animaux... Pensez-vous vraiment que votre chat vous appartient? Il aime simplement votre compagnie qui lui apporte affection et nourriture, alors que vous n'êtes même pas capable de vous apporter la même affection entre vous, humains. De là nait la jalousie. On dirait que tout le monde vous "doit" quelque chose: le locataire qui "doit" un loyer au propriétaire, le conjoint qui vous doit la fidélité et, même vos animaux qui vous "doivent" l'obéissance. Vos enfants sont vos marionnettes avec lesquelles vous jouez la vie que avez raté. Votre continuité me direz-vous? Égoïstes! Pensez-vous un seul moment aux désires de l'enfant??

Depuis que je suis née dans cette société, je me suis retrouvée maintes et maintes fois face à un mur. J'ai refusé d'être un garçon sur la simple base que c'est mon sexe visuel de naissance. J'ai refusé l'hétérosexualité innée, cette facilité a un prix: la liberté de l'esprit. J'ai refusé le genre féminin qu'on m'attribue comme un rôle de cinéma. Je suis Ce Que je suis ou bien je suis Qui je suis? Je me définirais comme: attirée par mon idéal et attirée par mon semblable. Aujourd'hui encore je me pose des questions parce que je n'arrive pas à libérer mon esprit de toutes les contraintes sociales, règlement abusif.

Il y a pourtant un paradoxe dans ce que je revendique. C'est que l'on pourrait croire que je suis égoïste de penser qu'à mon bonheur à moi. À cela je vous répondrai: "Non, seulement si ton bonheur est dans ma soumission." J'aime simplement l'Amour et la Liberté au sens large.

lundi 22 septembre 2008

Quelqu'un pourra-t-il me sauver?

Je n'ai pas choisi d'être né ici, dans ce pays, dans cet état... Je veux dire... Cet état de fait. Je ne serai jamais une fille biologique mais je serai toujours une fille au fond de moi. Qui suis-je au fond? Lorsque mes démons intérieurs sont sortis, je me suis libérée et ai sacrifié tout ce qui était cher à mes yeux et donnait un sens à ma vie: ma famille. Je leur ai donné mon cœur, écrabouillé par la lourdeur de ma vie et je m'en suis allé. Aujourd'hui je sais d'où je viens car mon histoire ne remonte pas à très loin dans le temps comparé à n'importe quelle autre personne. Je sais qu'il y a 3 ans je me suis libérée l'esprit, il y a 2 ans j'ai eu mon premier amour qui m'a percée le cœur, 7 mois plus tard je rencontre une personne du même sexe que moi? Non en fait... Même genre? Non-plus. C'était une fille masculine et pourtant on se ressemblait si fort. À tel point qu'un jour, je me suis imprégnée d'une partie d'elle et j'ai vu avec les yeux d'un autre, ce que le monde ne comprendra jamais. Effectivement la Bible nous a imposé tellement de règles, tellement de mal-être, tellement de pudeur et de gêne et pourtant je me rappel encore ce que l'un disait: "Que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre." Sommes-nous des humains? Sommes-nous animales? Baisons-nous? Ou bien faisons-nous l'amour? J'aimerais tellement que les choses soient différentes: que nous nous acceptions tous tel que nous sommes, c'est ce que j'ai nommé "l'Ouverture d'Esprit", une sorte de voie qui mène à tous les êtres humains, comme si il pouvait exister une unicité quelque part.

Combat contre le monde, combat contre moi-même, combat contre ceux qu'on appel "Dieu"... Il n'y aura pas de paradis pour moi: ni ici, ni ailleurs. Et d'autre part, si tout était faux, il n'y a qu'un seul vrai paradis: celui de l'esprit, la paix intérieur que nous recherchons tellement tous. Quand bien-même vous auriez pu la trouver un jour, demain ce sera fini, un proche mourra, un ami partira ou un amour se brisera. Pourquoi pleur-t-on lorsque quelqu'un décide de partir? C'est son choix. Pourquoi ne pourrions-nous pas nous entendre malgré nos différences? Qui est Ouvert? Et enfin... Pourquoi l'amour est-il jaloux, exclusif, manipulateur, mensonger, hypocrite, faux, et si... bon... Pouvons-nous soustraire le mal et n'en garder que le bien? Le paradis serait-il un paradis si il n'y avait pas d'enfer? Beaucoup ont déjà médités sur cette question de dualité.

Et à présent je me pose la grande question: quel est mon art de vivre? Pour moi, un art c'est une matérialisation temporel d'une pensée qui chacun interprètera à sa manière. L'art c'est le sens même de l'avenir car il fait surgir au fond de nos cœur, ce qui nous chagrine et que l'on garde pour nous. Chacun aura sa propre réaction face à l'avenir: qu'il lui fasse peur, ou qu'il lui fasse envie. Mais seule l'envie mène à l'Ouverture d'Esprit. Et si un jour je trouve le moyen de transformer mon monde en paradis je serai hypocrite, car ça m'étonnerait que je sois heureux en fermant les yeux sur ceux qui souffrent d'être ignorés par le monde.

mercredi 3 septembre 2008

Babylone? Sans moi!

Et si à chaque fois que vous faisiez un pas dans la rue vous tombiez nez-à-nez avec "la réalité de la vie"? Imaginez, vous sortez de chez vous, vous dites bonjour à vos parents qui vous rétorquent: "Bonjour... Tu sais j'aimerais bien à présent que tu te trouves une place dans la société, que tu ai des objectifs". Après réflexion je répondrai: "je cherche avant tout à être moi, et bien dans ma peau, ensuite j'aviserai".

Une rue plus loin vous tombez sur votre frère, celui avec qui vous avez grandi et vous vous êtes bien amusé: ça c'était une époque! "Dis moi... Quand est-ce que tu travailles? Tu cherches un boulot? Tu fais quoi au juste", d'un ton irrité par ma vie visiblement sans-soucis. Je m'en ronge les doigts! Bien sûr j'aide les gens, une petite aide par ci par là. Ça m'apporte vraiment quelque chose spirituellement d'avoir donné sans rien attendre en retour. Évidement, il n'y a rien de "concret" là dedans, pas d'argent, pas de travail. Travail, argent, "à quoi tu sers", ... autant de maux qui commencent à me laisser penser que je leur ai fait quelque chose, un préjudice quelconque dont je suis l'auteur et le coupable sans même avoir été suspect.

Un peu plus loin je vais chez mon médecin. "Alors, où en es-tu dans tes études? Tu ne vas quand même pas ne rien faire.", de sa voix métallique, le grand chaman a parlé. L'idée de travailler pour un patron qui se remplit les poches grâce à moi et à d'autres, l'idée que l'on va signer un contrat avec le diable où l'on promet d'offrir un peu de son temps tous les jours, d'être à l'heure, de finir à l'heure, d'être efficace, toujours plus... vous trouvez ça excitant vous? Bien sûr, il faut bien vivre, il faut de l'argent pour se payer à manger et un toit, argent que l'on gagne par le travail, sinon crevez. Rame, rame ou crève! C'est ce qu'on appel: "Travailler pour gagner sa vie". On en est pas encore là, c'est pour bientôt.

Évidemment, la vie n'est pas un long fleuve tranquille et quand on a un physique qui déplaît, ça se sent dans son entourage. Mon esprit est sain mais j'ai du transformer mon corps pour correspondre le mieux possible à l'idéal-type que ce font les braves gens autour de moi: une femme, un sexe, un vêtement. N'ai-je pas assez donné? Mon corps et ma vie ne suffisent-ils pas? Lorsque deux rues plus loin je vais voir Madame la chirurgienne qui a "réparé" l'erreur de ma nature, j'ai droits à toujours plus de questions: "Vous savez, l'année a commencé, vous allez faire quoi? Des cours? Il faut se décider!". Ma décision, Madame, est de ne pas me décider. Ne pas répondre est une réponse en soi. Voyez-vous, je me suis dit que pour rembourser les dettes que le électrons libres qui circulent dans des cables électriques m'ont crée, j'allais offrir de manière payante, pour la première fois, de petits services. Êtes-vous satisfait? L'initiative vient toujours de soi.

Je sors de là, la tête comme un sot par toutes ces idées qu'on essaye d'y faire entrer. Un petit coup de fil (en rue) pour me faire remonter le moral n'aurait pas pu mieux tomber. Ma chérie d'amour me dit: "Si tu ne veux pas vivre dans cette société, tu as qu'à aller vivre dans une forêt!". Je l'aime beaucoup. L'autre jour nous avions vu un film qui parlait d'un groupe de personnes qui vivent dans un village inconnu du monde dans une réserve naturelle et il était question de vivre sans argent. Elle admire. Ou bien nous parlions des indiens nomades qui vivait si proche de la nature (sans argent, inutile de le rappeler) sans luxe. Elle admire profondément. "Nous ne sommes décidément pas fait pour vivre ainsi!", s'exclame t-elle lorsqu'elle constate un décalage entre notre nature animale et notre vie en société.

Puisqu'il en est ainsi, puisque je dois travailler sinon je suis une voleuse. Je déclare dorénavant que jamais mon esprit commandera mon corps à bosser pour Babylone. Et je vous accuse vous, prolo, frustré de constaté ma liberté au système, non-assistance à personne en danger: vous laissez mourir des gens sous des ponts, vous laissez vos frères couler leur sang dans des guerres qui n'en finissent plus et dont souvent vous en êtes l'origine, vous laissez des hommes exploiter des autres pour gagner des billets verts, vous tuez tous les écosystèmes qui ne vous rapporte aucun Euro mais qui vous "gêne", vous massacrez des êtres vivants en prétextant que votre vie a plus d'importance que la leur... Vous voulez bâtir une cité sans respect de tout à chacun? Ce sera sans moi. Qu'avez-vous fait de bien dans votre vie? Qu'est-ce qui a été bénéfique pour votre âme? La gloire c'est pour ceux qui ont un paraitre à préserver.

Je vois encore les yeux de ce petit enfant qui ne sait encore dire aucun mot pour constater ce qui l'entoure. Sa bouche était loin d'un sourire. À peine né qu'on le répertorie, on le catalogue: garçon ou fille? Date de naissance? Oh c'est un gémeaux! On a décidé pour lui qu'il serait belge, qu'il sera "il", qu'il appartiendra à cette société où on l'obligera à participer un moment ou à un autre. Toi, tu ramasseras les poubelles, les autres n'aiment pas ça et tu sembles être bon à... qu'à ça. On se sent mieux dans un environnement propre, heureusement qu'ils sont là pour sauvegarder la nature de ces porcs gras qu'on appel "les gens biens". N'oublions pas les "honnêtes gens", ceux qui vous tiennent deux discours pour une seule action. Et les plus importants: les gens "normaux", Monsieur et Madame Tout-le-monde, le type Lambda qui va faire ce qu'on attend de lui parce qu'il incarne la société qu'il aime de toute son âme.